mardi 13 juin 2017

Chronique : Eros Automaton de Clémence Godefroy

Résumé :


Quand le Palais des Expositions de Parisore accueille le Salon Galien d’Automatie, c’est toute la capitale qui vit à l’heure des automates, quitte à chambouler quelques destins au passage. Un attentat en plein concours de modélisation met l’inspecteur Balthazar Bouquet sur la piste d’une mystérieuse organisation pro-humaine alors même que sa sœur Adélaïde devient une célébrité dans le monde de l’automatie. Quant à Agathe Lepique, couturière timide et amie de toujours des Bouquet, elle voit sa vie transformée lorsqu’elle est embauchée dans l'atelier d'Edgar Weyland, un ingénieur de génie aussi énigmatique que séduisant. Son projet: créer la femme parfaite pour jouer le premier rôle dans un opéra romantique... Des salles de bal étincelantes aux bas-fonds de la ville, Balthazar et Agathe vont découvrir à leurs dépens que l’amour, la vengeance et la haine ne sont pas réservés qu’aux êtres de chair et de sang.

Mon avis :


Du steampunk, une enquête policière, le tout aromatisé de romance, zoubalazou direction ma pile à lire !

Eros Automaton c'est l'histoire d'Agathe, jeune femme, talentueuse couturière introvertie, pieuse, en âge de se marier et on sent que pour elle c'est pas gagné de se trouver le prince charmant.
Sa meilleure amie Adélaïde, orpheline, perce dans le milieu de l'automatie et son frère, Balthazar est inspecteur de police. Grâce à un concours d'automates, Adélaïde remporte un prix et partage son succès avec Agathe qui a participé à la confection de la robe de l'automate qu'a présentée son amie.
Cet événement lui permet de rencontrer le très mystérieux Edgar Weyland considéré comme un génie de l'automatie. Les automates et la place qu'ils prennent dans la société est un sujet de discorde. Tant et si bien que des attentats éclatent dans Parisore : Balthazar mène l'enquête.

L'histoire se déroule dans un équivalent du Paris du début XXème, à l'heure de la révolution industrielle où les femmes sont encore sous la domination masculine. Elles ont besoin d'un chaperon pour sortir, ne se marient pas forcément par amour et la religion prend une place important dans la société. D'ailleurs, on évolue dans une société où les automates ressemblent de plus en plus aux humains, à tel point qu'il est presque impossible de les distinguer de nous. Les automates sont utilisés par les plus riches pour servir de domestiques, mais pas que !

J'ai adoré toutes les idées développées par Clémence Godefroy concernant les automates. J'ai tout aimé. A tel point que j'en aurai voulu plus encore. Sur certains aspects, je trouve que les descriptions sont restées trop superficielles. Moi je voudrai savoir comment les ingénieurs font pour pour créer des machines aussi ressemblantes à l'homme, quelle technologie et quelles matières sont utilisées pour la peau, la chair, etc. Et l'âme ? Comment on s'y prend pour éveiller un automate ? Beaucoup de questions restent en suspend.

L'univers créé par l'auteure est crédible car Parisore, on a bien compris que c'était Paris. Donc, on trouve des codes que l'on connaît et que l'on comprend et le talent de l'auteur est d'ajouter des éléments qui le rendent plus merveilleux. L'auteur décline comme ça plusieurs villes de France et d'Europe.

Sur les personnages, je dirais qu'ils sont satisfaisants : chacun son caractère et sa petite histoire autour de l'intrigue principale qui est l'enquête menée par Balthazar et la mission d'Agathe auprès de ce cher Edgar. J'ai quand même trouvé l'inspecteur Balthazar un peu fade, pas franchement charismatique alors qu'il prend une large place dans le roman.

Sur le style de l'auteure : fluide, accessible, rythmé. Pas besoin de plus pour passer un agréable moment.

Je sais que Clémence Godefroy a publié une nouvelle aux éditions du Chat Noir qui se trouve dans le recueil Montres enchantées que je me procurerai sous peu pour voir si on y trouve pas un peu plus à se mettre sous la dent.

En attendant, je vous invite à essayer de votre côté et à me dire ce que vous avez pensé de votre lecture.


Ma note :





  

3 commentaires:

  1. Bonsoir !

    La superbe couverture, l'époque, le thème et ta critique me donnent envie de m'y mettre...

    Fredd (LA)

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  2. Il faudrait que je le tente à l'occasion.

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