jeudi 13 octobre 2016

Chronique : La Promenade des Russes de Véronique Olmi

Résumé : 


Tandis que le spectre de la mythique Anastasia Romanov rôde sur cette Côte d'Azur où se sont réfugiés nombre de Russe blancs, Véronique Olmi égrène des secrets d'enfance, avec un humour discret qui habille le récit d'élégance.
Jean-Luc Douin, Le Monde des livres.

Mon avis :


La Promenade des Russes est un roman ou une auto-fiction (mélange d'autobiographie et de fiction) émouvante sans être triste. C'est un roman qui nous fait voyager tant sur le plan géographique que dans l'Histoire car des parallèles sont faits entre le Nice d'aujourd'hui et la Russie des années 10 et jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.

C'est l'histoire de Sonia qui vit chez sa Babouchka car ses parents séparés sont peu présents pour elle. Sonia raconte son été des années 70 à Nice où elle a grandi, baignée par ses lectures de Daphnée Du Maurier et le mystère d'Anastasia Romanov dont la famille a été fusillée la nuit du 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg. Anastasia aurait échappé à cette fusillade et d'après mes recherches sur Internet, sa mort véritable ou non reste une question non élucidée. 

Sonia est également tiraillée entre la nostalgie russe et les secrets de sa grand-mère, ses origines françaises et les vas et viens incessants d'une mère souvent absente et peu encline aux sentiments envers sa fille. 

J'ai énormément aimé le caractère fort et secret de Babouchka, son côté russe très noble, fier, fort. J'ai adoré tous les passages relatifs au passé de cette grand-mère qui a poussé sa famille à s'exiler pour échapper à la Révolution. Le mystère d'Anastasia Romanov m'a fasciné et je pense sérieusement me documenter prochainement sur ce fait d'histoire que je trouve passionnant. J'ai aimé cette complicité entre Sonia et sa grand-mère. J'ai aimé les traits d'humour de Véronique Olmi qui se raille quand même un peu des personnes âgées. J'ai aimé la sagesse qui se dégageait de cette lecture.
Le seul point négatif que je pourrais soulever concerne le fait que j'ai été un peu surprise de lire la maturité incroyable de Sonia - qui a 13 ans au début du roman et 14 ans à la fin. C'est une très jeune adolescente capable de se gérer seule sans sombrer dans la délinquance alors qu'elle est à un moment donné livrée à son propre sort. Et en plus elle lit Dostoïevski.   

Outre cela, c'est une lecture que j'ai beaucoup aimé.  

Si vous avez des conseils lectures à me donner sur le thème du mystère d'Anastasia Romanov je suis preneuse.


Ma  note :



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