dimanche 3 juillet 2016

Chronique : La stratégie des As de Damien Snyers

Résumé :



Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis... Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m'a proposé ce contrat juteux, je n'avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n'était pas qu'une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu'on m'a gentiment offert de force risque bien de m'éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j'ai sauté à pieds joints dans le piège. L'amour du risque, je vous dis. Enfin... c'est pas tout ça, mais j'ai une vie à sauver. La mienne.

Mon avis :


De La stratégie des As j'attendais beaucoup. Je m'attendais à un univers riche et développé mêlant steampunk et fantastique à l'image de la couverture dont le visuel me plaît énormément. La couverture laisse à penser qu'il y a quatre personnages principaux, ce qui n'est pas tout à fait le cas.

En fait nous suivons le point de vue de James, un elfe voyou spécialisé dans les arnaques accompagné d'Elise, une demi-elfe, Jorg, un troll. A ce trio vient se greffer Milla, une humaine. Le quatuor se voit confier une mission de la plus haute importance puisqu'elle engage la vie de James et Milla : ils doivent voler une pierre précieuse nommée le Rein d'Isis, dotée d'un pouvoir magique, pour la remettre au vieil homme qui leur a passé commande. L'objectif de cette commande est bien sûr énigmatique et ne sera pas dévoilé ici mais tout est expliqué à la fin du roman !

En soi, j'ai trouvé l'intrigue plutôt classique. Il s'agit d'une histoire de casse à la Ocean's eleven (c'est l'auteur qui le dit). La ville de Nowy-Krakow dans laquelle se déroule l'histoire est décrite comme une ville dont le climat est ordonné par la magie. De même, les représentants de l'autorité et de l'ordre publique sont des mages et on croise de ci de là quelques machines qui font ressortir l'aspect steampunk. Pour autant, ces deux aspects sont peu développés. On peut même dire qu'ils sont survolés car ils n'apparaissent que par petites touches. J'aurais aimé que ces points soient plus approfondis. A l'inverse, l'architecture et le style de la ville sont bien décrits et on se figure assez facilement l'environnement dans lequel évoluent les personnages.

Concernant les personnages, j'ai trouvé intéressant de la part de l'auteur de multiplier leurs origines. Ils sont tous très différents les uns des autres mais ils sont tous de sacré crapules et une amitié les réunit. Si le personnage de James est bien développé, je me suis finalement peu attachée à lui, peut être parce qu'il est un peu trop vulgaire à mon goût. J'ai préféré les personnages d'Elise et de Jorg que l'ont ne rencontre pourtant que très peu. Vient Milla, qui débarque environ au milieu du récit. Assez mystérieuse, l'auteur lui a consacré une nouvelle qui se trouve à la fin du roman. Pour être franche, je ne l'ai pas lu puisque je n'ai pas réussi à m'intéresser à ce personnage.

Sur le style de l'auteur, je rappelle avant toute chose qu'il s'agit de son premier roman publié. Sa plume est fluide et simple, la lecture est donc facile et rapide. Il n'y a qu'un choix que je n'ai pas aimé : le fait d'annoncer à l'avance que quelque chose va se passer. Ça gâche l'effet de surprise même si, je dois l'avouer, cela a créé chez moi un petit sentiment d'angoisse lié à l'anticipation. J'ai aussi noté pas mal de facilités dans le récit.

Pour conclure, je pense que c'est assez clair, malheureusement, je ne me suis pas retrouvée dans cette histoire. Pourtant l'auteur a développé un petit paquet d'idées ingénieuses mais la mise en scène est trop simpliste pour moi, trop facile. J'aurais voulu plus de détails, moins de facilités, plus de cruauté, plus d'émotions aussi. Maintenant, à vous de voir et de juger, j'attends de voir quel sera son prochain titre pour me décider à le lire, ou pas.


Ma note :

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