lundi 30 mai 2016

Chronique : Misery de Stephen King





Résumé : 


Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d'argent, mais l'a aussi étouffé : sa mort l'a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d'Annie Wilkes, l'infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d'avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n'a pas le choix...

Mon avis :


TOUT, je dis bien tout dans ce roman était réuni pour me faire passer un bon moment de lecture. Et pourtant j'ai fait face à une grosse déception.

Les points positifs : Le personnage principal est un écrivain, Paul Sheldon. Suite à un grave accident de voiture il est secouru par Annie Wilkes, ancienne infirmière. Elle le ramène chez lui pour le soigner mais ne lui pardonne pas d'avoir fait mourir son héroïne préférée : Misery. Elle décide donc de le garder captif et l'oblige à écrire une suite à son dernier roman. Lors de cette captivité, Paul Sheldon devra faire face à la folie d'Annie et aux diverses tortures qu'elle lui fera subir. Le fait d'avoir un écrivain pour personnage principal est intéressant dans la mesure où Stephen King nous parle de la condition des écrivains à succès. Il nous parle de diverses techniques d'écriture, du manque d'inspiration ou à l'inverse, de la nécessité d'écrire tout de suite quand une idée vient. A travers les personnages de Paul et Annie, il dépeint les relations, parfois difficiles, entre l'écrivain et son lecteur. En effet, Annie se félicite d'être l'admiratrice numéro 1 de Paul, comme un tas d'autres de ses lectrices, ce qui a le don de l'agacer.
J'ai beaucoup aimé lire la folie d'Annie et ce dont elle est capable pour obtenir ce qu'elle désire. Annie est un personnage complétement paranoïaque mais aussi, extrêmement pervers. A ceux qui aiment qu'on ne leur épargne rien, aucun détail du gore n'est oublié dans Misery. Croyez-moi, on en a pour son argent sur ce point.
La relation entre Paul et Annie est aussi très bien décrite tout comme leur caractère. Tout est dévoilé au lecteur et les rapports de force entre l'un et l'autre fluctuent au fur et à mesure que l'histoire avance ; ci-bien que jusqu'à la fin on ne sait pas qui sortira vainqueur de ce duel.
Stephen King est fidèle à sa réputation car on trouve dans ce roman suspens et horreur.

Là où le bât blesse selon moi, c'est dans la narration, le style. Cette lecture fût longue et douloureuse me concernant. Primo, les flash-back en veux-tu en voilà, il y en a à foison, ils ne font pas avancer le récit, au contraire, ils l'allongent. Si encore ils dévoilaient quelque chose sur ce qui se passe dans le temps présent, mais la plupart du temps ce ne sont que des digressions.
Secundo, Misery est un huis-clos. La majeure partie du roman se passe dans la maison d'Annie, dans la chambre de Paul. Plus restreint comme endroit, tu meurs ! Nota bene : je n'aime pas les huis-clos, c'est comme ça, ça m'ennuie.
Tertio, le roman est entrecoupé d'extraits du roman que Paul Sheldon écrit lors de son séjour chez Annie Wilkes : Le retour de Misery. Ce livre doit faire revivre Misery, l'héroïne de la série à l'eau de rose de Paul Sheldon. Ces passages sont écrits en caractères d'imprimerie ou en manuscrit puisqu'ils sont tapés sur une vieille machine à écrire qui fini par rendre l'âme donc Sheldon doit terminer sa rédaction à la main. Avoir un livre dans un livre est en soi une brillante idée. Ça aurait été génial si ces extraits m'avaient intéressés. Loin de l'être, je les ai finalement tous sauté.

Pour résumer, Misery rassemble de très bons ingrédients mais pour moi la mayonnaise n'a pas pris à cause d'un style que j'ai trouvé très lourd. De Stephen King J'avais déjà lu Shining et mon avis était partagé - d'ailleurs, il y a dans Misery un clin d’œil à Shining que j'ai trouvé amusant. Je pense donc m'arrêter là en ce qui concerne Stephen King. Quant à savoir si je vous recommande ou non de vous lancer dans l’œuvre du Maître de l'horreur je dirais que seuls ceux qui l'ont lu peuvent émettre un avis et puis après tout il en faut pour tous les goûts. Mon avis est loin de faire l'unanimité.


Ma note :




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