lundi 25 janvier 2016

Chronique : Smog of Germania de Marianne Stern



Résumé :


Germania, début des années 1900, capitale du Reich.
À sa tête, le Kaiser Wilhem, qui se préoccupe davantage de transformer sa cité en quelque chose de grandiose plutôt que de se pencher sur la guerre grondant le long de la frontière française - et pour cause : on dit qu'il n'a plus tous ses esprits. Un smog noir a envahi les rues suite à une industrialisation massive, au sein duquel les assassins sont à l’œuvre.
Une poursuite infernale s'engage dans les rues et les cieux de Germania le jour où la fille du Kaiser échappe de peu à une tentative de meurtre. Objectif : retrouver les commanditaires. La chose serait bien plus aisée s'il ne s'agissait pas en réalité d'un gigantesque complot, qui se développe dans l'ombre depuis trop longtemps.

Mon avis :


J'ai fait le choix de cette lecture avant tout pour la couverture du livre et ce qu'elle m'inspirait : un univers noir, machiavélique, du steampunk, une romance et peut être un triangle amoureux - ce qui n'était pas sans m'inquiéter puisque c'est quelque chose que je n'apprécie pas.

De triangle amoureux point (ouf) pour le reste, j'ai visé juste. Si on lit Smog of Germania, on plonge droit dans une ville germanique plongée dans un smog épais à la rencontre du Kaiser ; qui n'est pas sans rappeler Hitler, sa fille Viktoria, son garde du corps Jeremiah et Maxwell, le capitaine d'un zeppelin.

L'histoire tourne autour de la tentative d'assassinat de Viktoria. Jeremiah, mi-homme mi-automate et Maxwell se font un devoir de la protéger, pour des raisons que le lecteur découvre au fil de sa lecture. L'intrigue nous amène à parcourir les bas quartiers de Germania dans lesquels se développent guildes d'assassins et complots mais également les mauvaises intentions de certains personnages. L'auteur développe également une mythologie qui tourne autour des orfèvres, capables de construire des objets et à leur influer une âme.

Par bien des aspects, j'ai trouvé cette histoire digne d'intérêt et les personnages en sont en partie responsables. Ma curiosité s'est centrée sur le personnage de Jeremiah dont la dualité (moitié homme, moitié machine) en font un homme aux intentions floues, notamment envers Viktoria. Finalement et jusqu'à la fin du récit, on ne sait pas qui croire, qui est gentil et qui est méchant ce qui créé certaines surprises. Seule Viktoria se dessine nettement. J'ai beaucoup apprécié le fait que l'auteur n'a pas minimisé la cruauté des personnages, cela joue en faveur de la crédibilité du récit. En outre, j'ai trouvé que tous les personnages étaient bien construits.
La plume de l'auteur est agréable à lire, le vocabulaire utilisé sert l'univers et l'imaginaire développés par Marianne Stern. L'ensemble de la narration est rythmé et c'est une lecture que j'ai beaucoup aimé sans être un coup de cœur car, emportée par l'histoire, les liens entre les personnages, l'univers, j'en suis arrivée à en vouloir davantage. J'aimerais énormément lire une suite ou une nouvelle histoire dans ce même monde. Bien sûr, je recommande cet ouvrage.


Ma note :



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