samedi 16 janvier 2016

Chronique : Moriarty : Le chien des d'Urberville





Résumé :


Imaginez les jumeaux maléfiques de Sherlock Holmes et du docteur Watson, et vous obtiendrez le redoutable duo formé par le professeur James Moriarty, serpent rusé d’une intelligence remarquable, aussi cruel qu’imprévisible, et le colonel Moran, violent et libertin. Ensemble, ils règnent sur Londres en maîtres du crime, défiant police et hors-la-loi. Quelle que soit leur mission, du meurtre au cambriolage de haut vol, Moriarty et Moran accueillent un flot de visiteurs malfaisants, dont une certaine Irène Adler…

Mon avis :


Je n'irai pas par quatre chemins, j'ai su dès le deuxième chapitre de ce livre que je n'y trouverai pas mon compte. J'ai été bernée par la quatrième de couverture et par ce très bel objet livre, racoleurs.

Je m'attendais à découvrir l'histoire d'un crime parfait, cruel, intelligent et tiré par les cheveux à l'image de Moriarty. Pour rappel, le Professeur Moriarty est l'ennemi juré de Sherlock Holmes que Conan Doyle fera mourir ensemble. Sherlock Holmes a le Dr Watson pour acolyte quand Moriarty a Moran, un assassin de talent.

A la genèse de cet ouvrage le lecteur apprend que ce qu'il s'apprête à lire sont les écrits manuscrits de Moran qui relate les plus grands crimes de Moriarty. Il y a sept chapitres donc sept crimes. Première déception pour ma part car j'ai trouvé que les récits n'étaient pas suffisamment poussés. Seul le chapitre "Le chien des d'Urberville" a retenu mon attention. Tiens donc, c'est celui qui donne son nom à l'ouvrage...

Le narrateur est donc Moran, un personnage violent et raciste à la plume vulgaire et qui de temps à autre hèle le lecteur pour le pousser à lire la suite de son récit. A mon sens, l'ensemble du récit n'est pas mal écrit mais j'ai relevé quelques maladresses de la part de l'auteur, caché derrière Moran. Primo, je déteste la vulgarité, deuzio, je trouve que le narrateur s'adresse trop souvent et de manière très familière au lecteur pour l'inviter à lire la suite. Au lieu de créer une quelconque complicité ou donner du rythme au récit, cela n'a fait que m'agacer de plus en plus. Autre maladresse : trop de répétitions dans les descriptions de Moriarty qui "dodeline de la tête comme un serpent" et qui est "intelligent". Beaucoup de répétitions également quand il s'agit du passé de Moran et de son duel contre un tigre (il en parle à plusieurs reprises dans tous les chapitres). Les répétitions et le vocabulaire trop peu diversifié pour parler de Moriarty font que je n'ai pas réussi à trouver chez Moriarty la figure du criminel capable d'égaler Sherlock Holmes. Je ne me suis donc attachée à aucun personnages.

Les chapitres sont de longueurs et de qualité inégales. Certaines scènes sont prévisibles alors que l'auteur cherche l'effet de surprise. Il y a aussi quelques facilités dans les dénouements. Le tout manque d'aboutissement. Les passages qui devraient servir à enrichir l'histoire font pale figure, ils sont trop visibles et ne font que combler la pauvreté du récit.
Enfin, l'univers, à l'instar de tous les autres éléments, n'est abordé qu'en surface. Je voulais trouver les pavés de Londres, les rues sombres et sales, l'appartement de Moriarty bordélique comme celui de Sherlock Holmes puisque c'est censé être son alter-ego maléfique. Rien.

Bref, pas emballée du tout, déçue dès le début, j'ai subi cette lecture que je me suis efforcée de terminer parce que 28 euros la plaisanterie.


Ma note :



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire