jeudi 10 décembre 2015

Chronique : Dans les fôrets de Sibérie de Sylvain Tesson


Résumé : 

Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

 Mon avis :

Dans les forêts de Sibérie c'est le journal de bord que Sylvain Tesson rédige pendant les six mois de son ermitage dans une cabane en bois au bord du lac Baïkal. J'ai été particulièrement intéressée par l'aspect technique de son voyage, la préparation de ses bagages, de son stock de nourriture, de sa pile à lire... J'ai beaucoup aimé le passage où il décrit sa découverte de la petite cabane qu'il va habiter et son équipement, très rudimentaire. Ce journal rappelle les aventures de Robinson Crusoé et m'a amené à m'imaginer à la place de Tesson, à réfléchir à la façon dont j'aurais pu occuper mon temps si j'avais été à sa place.
Au cours de ce séjour, Sylvain Tesson rencontre quelques acolytes russes, partenaires fidèles pour boire des coups. Certaines rencontres sont vraiment incongrues et les russes m'ont une fois de plus éblouie par leur comportement décalé, leur façon de penser étonnante, encore marquée par l'URSS et le régime totalitaire.

J'ai beaucoup moins aimé les litanies philosophiques de l'auteur qui nous sert une inévitable critique de la société actuelle - où tout va trop vite, où tout le monde est individualiste nianiania. Entre deux rasades de vodka, Tesson nous pond quelques réflexions bien pensantes et, à plusieurs reprises, on sent bien que l'alcool influe sur sa façon d'écrire. Une plume digne d'un pilier de comptoir, qui m'a franchement agacé à certains moments. Malgré tout, il sait se montrer poétique mais comment ne pas l'être devant le spectacle que lui a offert la nature qui l'a entouré pendant ces six mois.

Cette lecture à éveillé ma curiosité concernant des récits plus scientifiques sur la nature, les animaux et les plantes. Une bonne expérience de lecture en dépit de quelques passages qui m'auront franchement plongé dans l'ennui.

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