dimanche 8 novembre 2015

Chronique : Bohème de Mathieu Gaborit

Résumé : 


Après la révolution industrielle, l'Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse, l'écryme. Reliées par un fragile réseau de traverses d'acier, seules quelques cités gouvernées par l'aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la Propagande, la révolte gronde... Quand un dirigeable porteur d'une précieuse cargaison clandestine s'échoue dans l'écryme, c'est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison. Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Léon Radurin doit fuir les foudres de la Propagande. Pour Louise et Léon, c'est le début d'un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d'une cité perdue : Bohème.

 

Mon avis :  


Au début, tout commençait bien. Le speech était bon, l'univers évoqué par la couverture, attrayant. Cette lecture, c'est l'histoire d'une grosse dégringolade et je m'en vais vous la conter.

C'est l'histoire d'un roman composé de deux parties distinctes. On passe de l'une à l'autre sans transition ce qui, personnellement, m'a décontenancé.

Dans la première partie l'auteur nous présente deux personnages principaux : Léon Radurin et Louise Kechelev qui sont amenés à fuir la Propagande et dont les chemins finissent par se croiser. La rencontre avec ces personnages est intéressante, d'autant plus que nous découvrons leur univers. L'histoire prend place dans un monde dévasté par on ne sait quel événement après la révolution industrielle, il est recouvert d'un liquide acide et visqueux : l'écryme. Seules quelques grandes villes ont été épargnées par cet envahissant liquide et désormais, ces villes font figure d'îlots. L'écryme est un liquide dangereux qui ronge la chair des hommes avant de les engloutir et les tuer. De facto, pour aller d'un endroit à un autre, les hommes ont construit des traverses, sortes de structures métalliques effeiliennes.

Pour être brève, j'ai beaucoup aimé l'univers steampunk, les aventures des personnages, les rencontres étranges qu'ils font. J'ai aimé l'histoire de l'écryme, savoir ce qu'elle est, les personnages qui en sortent. J'ai bien aimé la fin de l'histoire, même si un peu tirée par les cheveux et trop rapidement conclue à mon goût.  La seconde partie, qui développe le conflit entre la Propagande et les révolutionnaires m'a moins intéressé mais j'aurais pu passer outre si...

Si l'écriture de Mathieu Gaborit n'avait pas été aussi décousue, brouillonne. Pour moi, rien n'est abouti. Les personnages ne sont pas suffisamment développés, ils se rencontrent les uns les autres, commencent par faire des choses ensemble, puis se séparent et on passe à autre chose. A la fin du roman, certaines énigmes sont résolues mais de trop nombreuses questions restent en suspend faisant de ce récit un premier tome si ce n'est une introduction à une saga.

Avec du recul, la globalité de Bohème m'a plu mais le style de l'auteur a gâché ma lecture et l'a rendu très très difficile. Alors, non, je ne vous le conseille pas, sauf si vous aimez vous arracher les cheveux.


Ma note :


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire