dimanche 18 octobre 2015

Les Enquêtes d'Enola Holmes, tome 1 : La Double Disparition de Nancy Springer

Résumé :

S'il est une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi ma mère m'a nommée " Enola ".
Enola qui, à l'envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c'est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoir de façon inexpliquée. J'ai alors été contrainte d'en informer mes frères aînés que je n'avais pas revus depuis dix ans - Mycroft et Sherlock Holmes. Or ce n'était pas eux qui allaient m'être d'un grand secours. Jugeant que mon éducation laissait à désirer, Mycroft n'avait qu'une idée : m'expédier en pension pour faire de moi une lady.
En outre, Sherlock estimait ma capacité crânienne bien trop limitée pour pouvoir résoudre le mystère de cette disparition. J'étais pourtant la seule à avoir décelé des indices dont mon détective de frère n'avait pas la moindre idée. C'est donc le coeur empli d'espoir, que j'ai décidé, malgré mes appréhensions, de partir à la recherche de ma mère. Seule.

Mon avis : 

Il me semble important d'expliquer le choix de cette lecture. J'ai trouvé ce livre posé sur une table de ma médiathèque pour les mises en avant des nouvelles entrées dans le rayon jeunesse. Plus jeune, j'ai lu absolument tous les ouvrages de Conan Doyle alors je me suis dit qu'il serait intéressant de voir ce que l'on donne à lire à nos jeunes. En effet, l'éditeur suggère ce roman à partir de 12 ans.

Alors, de quoi s'agit-il ici ? Et bien nous suivons Enola Holmes, jeune sœur (14 ans) de Mycroft et Sherlock Holmes. C'est elle qui mène l'enquête. Les deux enquêtes en fait. La première intrigue est liée à la disparition de la mère de cette jeune Enola, la seconde, tourne autour de la disparition d'un jeune Lord. Bon ben personnellement, je n'ai trouvé ni l'une ni l'autre des intrigues bien palpitantes. En effet, si on est bien plongés dans la campagne anglaise puis dans l'univers sombre et sale de notre bonne vieille Londres, là s'arrête toute comparaison avec Conan Doyle. L'enquête est fade, loin de l'atmosphère noire du Chien des Baskerville. Seigneur, que je me suis ennuyée ! Pas de meurtre ici, rien que de vilains voyous pas bien futfut' et quelques énigmes qu'un enfant de 10 ans pourrait résoudre. Pis encore ! Nancy Springer a osé s'attaquer à l'intelligence de Sherlock Holmes, le faisant passé pour misogyne, moins malin qu'une gamine de quatorze ans et ça, ça, je ne peux pas le lui pardonner.

Je m'attarde un peu sur Enola. Moi j'aurais préféré qu'elle fut un peu plus âgée, la vingtaine au moins. Dans ce roman elle a le défaut des jeunes filles de son âge et je ne peux lui en vouloir. Toutefois, elle est plutôt débrouillarde et courageuse, ses décisions, ses prises de positions, ses réactions sont crédibles. Les actions qu'elle met en place pour retrouver l'un et l'autre des disparus sont bien pensées, rigolotes parfois.
J'ai trouvé la relation entre Enola et ses frères très décevante. La relation entre la mère et ses enfants décevante également.

J'accorde à Nancy Springer une plume simple et fluide, je ne lui ferai pas l'affront de la comparer à Conan Doyle.

Je conseille plutôt cette lecture à tout enfant peureux âgé de 11 à 14 ans grand maximum. Et puis si je peux donner un conseil de plus, mieux vaut préférer cette pâle copie à son original. Rien de mieux qu'un Conan Doyle ou un Gaston Leroux pour débuter dans le policier.

Sur Livraddict j'ai donné la note de 10/20. Et c'est bien parce-que je suis sympa.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire