jeudi 22 octobre 2015

Chronique : Les Anges de Teolinda Gersão


Résumé :

Une mère qui glisse lentement vers la folie, un père qui dérive dans une mer d'alcool, un grand-père malade à charge, le foyer d'Ilda n'est pas de ceux qui permettent de vivre une enfance insouciante. Si l'on ajoute les voix mystérieuses qui hantent les fantasmes de la jeune enfant et la succession de tabous à laquelle elle se heurte dans son petit village rural du Portugal, l'éveil d'Ilda est de ceux qu'on n'a pas le temps de voir passer.

Genre : littérature contemporaine
Pages : 42
Temps de lecture : 30 minutes

Mon avis :

En voilà une jolie lecture ! Amoureux de littérature, de jolis mots et de belles tournures de phrases, ce petit roman est pour vous. Et en plus on découvre la littérature portugaise, cool, non ?

Allez, allez, trêve de plaisanteries, moi j'ai bien aimé ce moment passé avec Ilda.
Ilda c'est une jeune enfant qui au début du roman ne sait pas lire, n'aime pas l'école et a une vie un peu pourrie - autant mettre des mots sur des situations à un moment.
Son papa boit beaucoup ce qui engendre quelques excès de violence attisés par les délires de sa maman. Le lecteur apprenti médecin lui diagnostique rapidement une maladie mentale, doublée d'une sérieuse dépression engendrant auto-mutilations et tentatives de suicide. Puis, il y a le grand-père, qui vient de perdre sa femme et qui est très malade, lui aussi.

Oui, oui, vu comme ça le tableau est noir. Mais...

Mais revirement de situation grâce aux anges et surtout grâce à UN ange. Et à la fin Ilda sait lire et elle y trouve du plaisir.

Moi j'ai aimé la façon dont la fillette apprend à lire et j'ai détesté la raison pour laquelle sa maman reprend goût à la vie et grâce à qui, la petite famille s'en sort. Voilà, je hais la mère d'Ilda mais j'ai aimé lire la poésie en prose de Teolinda Gersão qui manie le sens de la métaphore à merveille.

Une écriture subtile, fine mais pas compliquée. Pour ceux qui ont un petit peu l'habitude.
Ou pour ceux qui veulent s'y mettre.



Ma note 

 


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